Lui+Moi=NOUS


C’est une histoire. Différente. Une histoire avec Lui. Dont on trace les lignes une à une. C’est une histoire dont personne ne saisira le sens. Jamais. Je n’ai pas le droit d’en parler, de cette aventure. « -On nous prendrait pour des fous », il me rappelle.

 

 

Je ne suis pas en train de vous parler d’une de ces histoires à l’eau de rose, où elle dit de Lui qu’il est le meilleur. Je ne vous parle pas de toutes ces « gnangnanteries ». Nous deux, Lui et moi, je ne peux en dire un mot à cause de la fermeture Eclair qui lie les esprits fermés de la société, de la loi, et autres grands mots qui au fond, impressionnent plus qu’ils n’inquiètent. A cause du regard des gens, de leurs certitudes inébranlables, je ne peux pas vivre l’amour que j’éprouve pour Lui au grand jour. On ne pourra jamais aller au cinéma en se tenant la main, en parlant fort et en rigolant. On ne pourra jamais se téléphoner et se dire « voilà, dans une heure on se voit ». On ne pourra jamais dire à nos proches, à ceux qui nous sont chers, à nos ami(e)s respectifs qu’on a trouvé notre moitié. Alors on se cache, on ment, on se tait. Et on prie pour que ce brin d’espoir qui nous fait tenir le coup ne s’estompe jamais. On réalise peu à peu qu’on a une vie à vivre, qui attend bien patiemment qu’on se décide enfin à la regarder en face. On se relève de l’endroit où le destin nous avait fait chuter. On fait n’importe quoi tout en se restreignant afin de ne pas sortir du…raisonnable. De votre raisonnable, mais du notre aussi. Je ne sais pas si vous comprenez, si vous imaginez ce que ça fait de devoir tout garder pour soi, de devoir être constamment aux aguets, de ne jamais pouvoir profiter simplement. Je ne pense pas que vous imaginiez la douleur que ce « mode de vie imposé » engendre petit à petit. Cette douleur qui s’accumule et qui finit par laisser place aux remords. A force d’avoir du mentir, à force d’avoir sacrifié des choses qui vous paraissaient auparavant essentiel. Pas des « choses » énormes, non, mais une multitude de détails qui commencent à peser lourd face à la légèreté du passé. Alors cette histoire-qu’on ne pourra jamais vraiment vivre-elle devient dure, elle est faîte de disputes remplaçant les mots et de touts petits espaces symbolisant nos moments de bonheur. En attendant qu’arrive le point. Mais malgré tout ça, on continue comme on peut, on s’embrasse comme des fous et on revient à la triste réalité à reculons. On attend des sms de rêves parce que c’est bien la seule chose que la vie ne nous a pas encore interdite. Le droit de penser, c’est le même que celui de rêver. Inaliénable. On s’accroche aussi bien que l’on peut en empruntant des passerelles à travers Ses yeux. Des passages qui nous mènent vers un monde sans vous. Sans personne ridicules aux pensées bornées et aux notions prédéfinies de ce qu’est le bien et par quoi est caractérisé le mal. Et puis tout d’un coup, lui et moi, nous deux finalement, sommes parvenus à donner un nouveau sens au mot « on », réalisons que tous ces gens, ces gens bien rasés, en costard-cravate, ces gens coincés sans capacité de réflexion ou de compréhension, ces gens au regard dédaigneux et suffisant avaient finis par réussir à définir la normalité, et que nous, en quelque sorte faisions partis de la catégorie prédéfinie qu’ils avaient généreusement affligé du beau post-it « hors-norme ». Alors, messieurs aux certitudes absolues sur le bon et le mauvais, va falloir revoir je pense. Je me considère comme « normale », n’allez pas en douter. Et je suis persuadée que Lui aussi. Alors pourquoi nous deux se serait « anormal » ? Pour quelles raisons ça choquerait ? Pourquoi ça dérangerait. Je suis heureuse et je crois qu’il l’est aussi. Il vous faut quoi de plus ? Ah oui, c’est vrai, vous cette notion de bonheur elle vous passe au-dessus de la tête. Vous ce que vous réclamez c’est de la normalité !!! Alors je vais vous expliquer. Je vous haïs tous ? Vous aussi comme moi-même, je vous haïs parce que je vous accuse de tout. De tout ce qu’on on peut haïr chez une personne. De vos idées toutes faites. Je vous accuse d’empêcher, de faire barrière à mon, à notre bonheur. J’accuse la société entière. On vous écouterait, on aurait à peine le droit de penser. La différence ça vous effraie tant que ça ? Vous avez peur du jour où un mouton sortira du troupeau et où tous les autres suivront ? Je vous accuse d’être trop sérieux, trop stricte, d’être sorti trop vite de la case « enfance », ou de n’y être jamais véritablement entré. Vous cloisonnez les esprits et c’est comme ça que les personnes

différentes se retrouvent exclues. Je ne suis pas une donneuse de leçons, juste une…personne différente. Je ne vous demande qu’à pouvoir vivre mon histoire d’amour tranquillement. Parce que vous n’avez pas à vous emmêler, et le jour où votre téléphone vibrera pour afficher un sms avec écrit : « Mon amour, sache que quoi qu’il arrive, il y aura un homme qui t’aura aimé et qui t’aimeras toute sa vie de toutes les façons qu’un homme peut aimer », on en reparlera. Voilà, la peut-être que vous comprendrez. Arrêtez avec vos aprioris débiles et vos scénarios joués des milliers de fois. C’est une histoire qui continuera d’être écrite par nous. Quels que soient vos pensées. Je vous accuse de votre rigidité écœurante. Je vous accuse de nous faire vire comme des animaux, qui rejettent celui qui est blessé, qui s’entretuent pour survivre. Peu importe ce que vous pensez. Si vous ne savez pas être positifs, alors soyez au moins silencieux. On a du se cacher, on a failli renoncer des dizaines de fois à cause de la peur que vous représentez. De l’angoisse que vous incarnez. L’amour n’a pas d’âge, pas de limite, pas de mort, alors ça vous fait quoi que j’ai 14 ans et qu’il en est 10, 15, 19, 35 ou 50 ? Ça vous fait quoi ? Vous aviez raison au final, l’amour est un terrifiant privilège, chaque pétale ; une illusion. Chaque épine ; une réalité.

 

Pseudo-auteur : EdG

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