Attendons l’Enfer

Ce jour-là, je me suis réveillé en sursaut. Le souffle chaud et sec de l’endroit me balayait le
visage telle une bête furieuse et féroce. Contrairement à ce que l’on peut penser, l’Enfer ne sent pas
le soufre, il dégage une odeur de sang, ferreuse et légèrement acide. En me levant, je vis un petit
papier à côté de mon sac de couchage :
« Trois jeunes tambours s’en revenaient de guerre, s’en revenaient de guerre, et ri et ran, ran pa ta
plan, s’en revenaient de guerre. »

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L’Homme est MAUVAIS

Absurde, absurde serait le fait que quelqu’un que vous ne connaissez pas, que vous
n’avez jamais vu vienne vous mettre sa vie a nue sous prétexte que celle-ci est
pathétique, alors que vous avez votre vie à vous et toutes ces difficultés que vous
supportez ou surmontez tous les jours que DIEU fait.

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Les mains moites

J’ai les mains moites. C’est idiot mais c’est l’idée qui me traverse l’esprit quand je franchis le seuil. Tous les gens que j’aime sont là –aussi certaines personnes que j’aime un peu moins – et je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à l’humidité de mes mains. J’essaie de me détendre mais tous ces regards braqués sur moi ne m’aident pas. Il fait chaud en plus et ma robe me gratte.

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Quand le chemin se fait long

Je venais de descendre l’escalier de mon appartement. Arrivant sur le perron, je contemplai l’avenue, qui s’étendait sur une centaine de bons mètres. Je pris une grande bouffée d’air frais, me préparant mentalement à ce que j’allais devoir accomplir.

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Le voyage d’Isidore

Papa n’était déjà plus qu’un au revoir qui rapetissait, avalant sans doute une autre goutte de sel venue des paupières. Mes grandes sœurs et moi le retînmes du bout des yeux mais l’horizon l’engloutit malgré nous. Alors Léonie me porta contre son cœur afin qu’il cessât de pincer, et les deux filles s’assirent autour de mon berceau d’osier.

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Payer Pour Leurs Erreurs

C’était la faute de tous ces gens si j’étais actuellement entre la vie et la mort, allongée dans ce lit inconfortable d’un quelconque hôpital, un tube enfoncé dans la gorge. Ces personnes cruelles dont est peuplé le monde, qui méprisent chaque individu jugé comme « différent ».

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Pensées closes

Elle s’appelait Kaïla et elle était différente. Elle pensait et agissait différemment. Petite fille. Seule contre le monde. Le monde entier à dos. Elle écrivait, proclamant à sa façon l’injustice de la Terre. Revenue des cours, Kaïla montait 4 à 4 les marches des escaliers du plus haut immeuble de sa ville, s’asseyait sur le toit, les jambes dans le vide, les jambes libres, libérées de toutes contraintes matérielles, et commençait à rédiger : « contre ce monde rempli d’hypocrites et de narcissiques ».

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