J’accuse le coup


Il y a un énorme beat au devant de la scène. Des sons qui fusent et des gens fous qui se
contorsionnent autour. Pas sûre de bien comprendre tout ce qui passe, les gens titubent tout au long
des barrières. Il fait nuit noir dans la plaine.


Malhabiles on se déhanchent, mais ces yeux de chat, ces têtes d’épingles accrochés aux regards
trahissent l’environnement survolté d’un voyage commun sur la planète M.D. Il y a toujours ce
rythme, cette musique envoûtante. Ils en perdent haleine et calories jusqu’au bout de la nuit. Quoi
que, on ne se satisfait plus d’un seul coucher de soleil. C’est une fusée qu’on reprendrait volontiers
comme nos vitamines D au petit-déjeuner. A présent, les dents qui claquent et les muscles qui
crissent sous chacun de nos gestes ce n’est plus un problème. Ils se creusent petit à petit puisant
dans les réserves, tout ce qu’ils veulent c’est s’envoler et planer à durée illimitée. On voudrait
s’éloigner de notre raison, souvent on a essayé d’y oublier nos peines et c’était d’une foudroyante
efficacité. En une soirée, il n’y avait plus que nos enveloppes corporelles dansantes et nos sourires
béats. L’esprit libre pour quelques heures, c’est le fruit défendu de notre société actuelle.
Je ne veux plus être victime de mes peurs, avoir peur de la peur elle-même c’est bien ma plus
grande souffrance. Mes rêves me rappellent à l’ordre de manière incessante. Je ne supporte plus
toutes ces angoisses qui me prennent au ventre. Je voudrais me frayer un chemin dans la simplicité.
Mes cachets d’acide me font voyager dans une fiction qui me ravit et quand je redescend je suis
encore plus lâche à n’avouer à personne que je flippe à chaque pas de ce triste carnage.
Il y a un monde rose qui m’attend chaque soir et j’aurais tant besoin d’y noyer ma vie morose. Je
devrais consulter m’a-t-on dit mais à quoi bon parler dans le vent d’une cage psychologique sur un
divan en simili cuir pour épiloguer sur les conséquences des causes. Je préfère étouffer ma folie
dans des proses, une thérapie où les mots remplacent les doses.

 

Pseudo-auteur : Kay

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